préparer (une toile )

5 étapes pour préparer une toile

  1. L’idée

Principe : Il est indispensable de choisir D’ABORD son sujet !
Il faut savoir ce que l’on veut peindre, éventuellement finaliser une composition personnelle ou, au moins, avoir en tête le thème (des fleurs ? un paysage ? un animal ? un personnage ?) avant de choisir le format (monumental? en hauteur ? carré ? carré petit ? 20/20 ? grand ? 70/70 ?) et la texture (lin ? coton ? lin brut ?).

Le conseil d’Isabelle Ravet: ne partez pas de la toile (parce que, par exemple, vous l’avez déjà…), cela risque de vous bloquer et d’écraser ou de « perdre » le sujet. Ne stockez donc pas une trop grande quantité de toiles. Une toile de chacun des 2  ou 3 formats sur lequel vous aimez travaillez, c’est largement suffisant.

2. L’achat

Principe : une toile de bonne qualité facilite le travail !

Le prix de la toile peut être un élément déterminant. S’il s’agit d’un premier tableau et que l’on ignore si l’expérience sera suffisamment attrayante pour être poursuivie, le prix du support peut jouer un rôle. Un ordre de grandeur : une toile fine de 50/50 en lin pur coutera environ (selon les magasins, les marques, etc.) 40 euros, 20 euros en lin mélangé ou en lin brut, 13 euros en 100 % coton et … 7 euros en synthétique. Pour une toile épaisse (dite « 3D ») compter environ 8 euros de plus. Un carton entoilé coutera de l’ordre de 7 à 8 euros.

Il n’est pas nécessaire de travailler sur du lin pur mais il faut certainement éviter le synthétique sauf si l’on compte utiliser un fond texturé (avec du sable ou du papier, par exemple) auquel cas la qualité du support est moins essentielle.

Le conseil d’Isa : balayez l’idée que, puisque vous débutez, une toile très bon marché suffira. La quantité de travail sera la même, que la toile soit bonne ou pas. Par contre, le confort de travail et le résultat seront très différents. Cela vaut bien une dizaine d’euros, facilement récupérés lors de la préparation de la toile. Préférez, au début, le 100% coton. Vérifiez le grain du tissage de la toile. Un grain fin est souvent plus aisé à travailler. Au pire, choisissez le carton entoilé mais il sera plus difficile à encadrer et avec le temps risquera de « gondoler » !

L‘idée est là, le modèle est prêt, la bonne toile 100% coton au format souhaité est achetée… il faut maintenant la préparer!

3. Les coins

Principe : tendre la toile!

Il est indispensable de placer les coins en bois (normalement fournis avec la toile) dans les encoches prévues à cet effet et de leur donner quelques coups de marteaux pour bien les fixer. C’est eux qui vont tendre la toile.

Le conseil d’Isa : plus la toile est tendue, plus le travail est facile. Si la toile se laisse aller, on peut toujours humidifier légèrement sa face arrière en n’omettant aucune zone (sinon, elle « gondole », tendue ici et pas là…)

4. La préparation

Principe : en remettre une couche !

Il s’agit maintenant de donner un support au travail pour le faciliter, pour que la couleur n’ « accroche » pas sur la toile et soit difficile à traiter.

La première étape consiste à préparer un mélange de peinture acrylique de couleur assez neutre : blanc+ un peu de terre d’ombre naturelle + une pointe de gris de payne ou de noir de mars, par exemple.

Le conseil d’Isa : évitez à tout prix de mettre une couche de gesso qui absorbera la peinture et rendra le travail moins facile. La couche blanche dont la toile est recouverte au moment de l’achat, c‘est déjà une sorte de gesso. En rajouter est inutile.

A ce stade, la couleur des couches importe peu mais il est préférable malgré tout de rester dans une gamme proche du fond sur lequel viendra se poser le sujet. Cependant, rien n’empêche pour cette étape d’utiliser des restes de couleur à mélanger au blanc. En tous cas, il faudra préparer suffisamment de matière pour recouvrir la toile de plusieurs (au moins 4 ou 5) couches (pour une toile 50/50 compter 2 cuillères à soupe de peinture). Sur un carton entoilé une ou deux couches suffisent. Sur une toile synthétique, il faudra parfois une dizaine de couche avant que le support soit parfait. Personnellement, je garde mes fonds de couleur dans des petits pots de confiture vides et je les étiquette. C’est toujours utile s’il faut retoucher des détails, dans le cas où la dernière couche de préparation sert de fond au tableau.

Le conseil d’Isa : si vous mélangez les couleurs, restez quand même dans la gamme du fond de votre sujet de façon à ce que les couches de préparation ne « ressortent » pas, en fin de compte, et ne viennent modifier ce fond.

Ensuite, la toile doit être bien mouillée avec un pinceau de type « spalter » avant d’y étaler la peinture.

Le conseil d’Isa : évitez les coups de pinceaux, qui se verront après séchage. Changez légèrement de teinte entre les couches pour n’oublier aucune zone.

Enfin, peindre aussi les côtés !

Le conseil d’Isa : toile fine ou toile 3D, peignez les côtés. Aujourd’hui on encadre de plus en plus sous la forme « caisse américaine » et si les côtés ne sont pas peints, ce ne sera pas très joli.

Attention : ce principe n°4 ne s’applique pas, bien entendu, pour une toile en lin brut sur laquelle on peint directement ou si le sujet est réalisé sur un fond structuré qui peut alors s’appliquer sur la toile blanche.

5. Le séchage

Le séchage entre chaque couche, est essentiel. Il doit être complet et ne pas laisser l’une ou l’autre zone.

Le conseil d’Isa : si le temps vous est compté, séchez au sèche-cheveux ! Sinon, prenez le temps !

La toile est prête pour commencer le travail ! C’est le temps du plaisir qui commence!

 

Texte soumis à la loi sur la reproduction. Autorisation à demander à amelie.haut01@gmail.com

 

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