2021. Enfin?

Sur cette toile abstraite de Marcel Defoin, où l’on devine la flamme d’une bougie qui se renverse et monte, attirée vers un ailleurs (un futur?) probablement meilleur,  j’ai noté quelques vœux personnels pour 2021. Choisissez celui qui vous plaît et dites-vous alors que je le formule du fond du cœur à votre intention. Avec une mention spéciale pour un souhait en particulier qui ne figure pas ici,  » au revoir très bientôt », comme dirait Pierre Lemaître! Alors… BONNE ANNEE 2021, il faut y croire!

to be or not to be.modern

Visiter l’exposition be Modern  c’est comme relire ses notes du cours d’histoire de l’art contemporain. Construite sur une linéarité chronologique, cette sélection sortie des collections des Musées Royaux des Beaux Arts de Belgique, présente, de Paul Klee à  Tuymans,  un parcours reliant environ 150 oeuvres: de la peinture à la sculpture en passant par des installations et des vidéos qui ont pour intention de livrer un panorama de l’art contemporain belge et étranger.

Chronologique, mais néanmoins organisée autour de trois grands thèmes. D’abord,  « l’émancipation de la ligne et de la couleur » et les progressions vers l’abstraction. Ensuite, l’utilisation nouvelle de matériaux comme le papier, le sable, les objets à recycler, qui annonce l’art conceptuel. Enfin, les « rapports entre l’homme et le monde au XXe siècle et les questions existentielles qui en découlent ».

Outre un petit Picasso, un Klee, un Matisse,  un Kokoschka, il y a aussi, émouvants,  un Marcel Marien, un Duchamps, et la fameuse casserole rouge avec des moules de Marcel Broodthaers. Le pape de Bacon, l’étonnant emballage sur toile de Christo, un Vasarely noir et blanc épuré et quelques autres oeuvres retiennent le regard.

Mais j’ai vraiment aimé deux toiles aux antipodes l’une de l’autre. Au niveau -3, juste après l’entrée de l’exposition, parmi les récentes oeuvres en art contemporain, sont exposées, parfois pour la toute première fois, les dernières acquisitions du musée:  Georges Meurant, Chéri Samba, Agnès Guillaume, Rinus van de Velde, Emmanuel Van der Auwera… et surtout Roger Ballen dont j’ai adoré un montage photographique de 2013, Le début et la Fin, probablement parce que j’y ai retrouvé des échos de ma propre réflexion.

A l’opposé,  j’ai trouvé très conceptuelle et d’une séduisante élégance une toile d’Englebert Van Anderlecht et Jean Dypréau datant de 1959, Traduire la lumière (huile sur toile).

 

Mais le vrai choc, dans la lumière (justement) et les éclaboussures de couleurs, c’est au Patio +2 qu’on le ressent, après une marche interminable parmi les maîtres anciens, quand on débouche dans cette rotonde où sont présentées trois  toiles  de l’artiste Frank Stella,  illustrations parfaites du « bouleversement esthétique engendré par le courant minimaliste américain » .  (CD)

 

 

 

Exposition accessible jusqu’au 21 février aux Musées Royaux des Beaux Arts de Belgique, 3 rue de la Régence. Uniquement sur réservation