SAC 2020 annulé!

Voilà! la nouvelle est arrivée en fin de matinée: l’Equipe de l’Antre des artistes a dû se résoudre à annuler l’édition 2020 du Salon artistique de Charleroi qui sera reporté en 2021!

En effet, les conditions de visites (nombre de visiteurs admis par heure et par exposant, file d’attente avec distance barrière, temps de visite limité, masque obligatoire, etc.) rendaient l’événement difficile à gérer. Comme pour beaucoup d’activités estivales, la sagesse et la prudence recommandaient de reporter le Salon. C’est chose faite officiellement depuis aujourd’hui. Evidemment, c’est toujours avec une grande tristesse qu’un artiste se voit contraint de ne pas exposer. Mais dans les circonstances actuelles, on peut saluer la décision des organisateurs.

On se retrouvera donc en 2021, vaccinés ou immunisés, mais toujours enthousiastes!

 

Bye, MK!

J’ai perdu aujourd’hui le plus fidèle de mes modèles. Il s’est endormi dans mes bras, il est parti rejoindre les étoiles dont je lui parlais si souvent et qu’il observait avec moi pendant mes nuits d’insomnie. Je serai désormais moins inspirée, c’est certain.

Et je n’aurai pas pu mener à son terme, avec lui, le challenge que j’avais lancé au début du confinement où il s’agissait de réaliser une toile en 10 étapes. Ces étapes, j’en ai accompli 7 en sa compagnie vigilante. Vous avez pu le voir dans les petites vidéos que j’ai tournées pour illustrer mon propos. Elle resteront comme un témoignage de sa présence constante à mes côtés à tous les instants de la journée.

Cette toile, il me faudra bien la finir.

 

Pour conserver l’image de mon modèle endormi sur la couverture que j’avais réalisée au crochet dans les années 70, bien loin d’imaginer qu’il passerait tant d’heures allongé sur ses motifs patchwork faits de  vieux bouts de laine dépareillés qu’il aimait tellement.

L’étape 8 me demandera certainement du courage puisqu’il s’agira de vous expliquer comment peindre les yeux.  J’aurai en tête ses regards qui me suivaient partout, toujours en alerte, toujours vers moi ou vers les oiseaux qui traversaient le ciel de la terrasse, comme des provocations libres qui l’auraient nargué.

Dire qu’il va me manquer ne rendrait pas compte de l’ombre de mon chagrin. Il me reste toutes ces toiles qu’il m’a inspirées et encore quelques photos qui, peut-être, m’aideront à le peindre à nouveau.

Vous pourrez aussi relire l’article que j’ai consacré ici à mon si charmant et inépuisable modèle. Relisez-le, pensez à lui, pour continuer à le faire vivre quelques instants encore avant qu’il rejoignent les souvenirs, les nuages, les étoiles donc.

Bye, MeeKay.

Ce texte est soumis à la loi sur la reproduction ainsi que toutes les photos. Copyright Amélie Haut.