Pourquoi intégrer des matières à la toile?

Sous l’onglet transmission de ce blog, on trouvera désormais trois nouveaux chapitres inspirés par les Ateliers d’Isabelle Ravet : texturer (un fond), marbrer (un fond), encoller (un fond) constituant avec la section imiter (le bois) une réflexion sur la manière de traiter les arrière-plans (ou des portions) d’une toile sur laquelle on viendra ensuite poser son sujet.

Mettre de la texture, des collages ou des effets sur le fond du tableau n’est pas un geste que l’on pose sans une réflexion préalable parce que l’intégration d’une matière ou d’un effet doit relever d’une intention. Ou d’une absence déclarée d’intention, ce qui revient au même. Il en va ainsi aussi pour la composition, le choix de la technique (huile, acrylique, aquarelle ou autres), le traitement des objets, l’approche (abstraite, réaliste, hyperréaliste, etc.).  Même le plus abstrait des tableaux relève d’une intention, comme le Carré blanc sur fond blanc  peint  par Kasimir Malevitch, pour qui le blanc représentait l’infini et le cosmos, ainsi qu’il l’a écrit : J’ai troué l’abat-jour bleu des limitations colorées, je suis sorti dans le blanc, (…) Voguez ! L’abîme libre blanc, l’infini sont devant vous.* Dans la Russie de 1918, Carré blanc sur fond blanc veut dire aussi qu’il faut être révolutionnaire, rejeter les contraintes (coloristes, dans ce cas) et le figuratif.

Rien donc n’est in-signifiant. Ou non-signifiant. Pas même la texture de fond. Au moment de commencer une toile, l’intention globale guidera les choix. Avec ou sans texture, donc.

 

*Kasimir Malévitch, Du Cubisme et du Futurisme Le nouveau réalisme pictural (1916), Editions L’âge d’homme, 1974.

Ce texte est soumis à la loi sur la reproduction. Autorisation à demander à amelie.haut01@gmail.com

Photo Amélie Haut

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Vendre ses toiles sur le net

La revue Pratique des Arts n°133 sortie le 28 mars dernier à laquelle je me référais dans un article précédent propose une autre réflexion- toujours signée Valérie Auriel – sur la possibilité de vendre ses œuvres sur Internet ! En tous cas, Valérie Auriel l’indique comme une voie non négligeable car le marché de l’art en ligne se développe à une vitesse vertigineuse. Ici, pas besoin de galerie pour vendre : tout le monde peut participer ! Et il y a le choix entre plusieurs modes de vente en ligne.

  • Les galeries d’art en lignes : il suffit de créer sa page et d’y poster des photos des réalisations, bien référencées (taille, support, prix, etc.) et répertoriées sous-un mot clé qui permet aux clients de faire leur recherche par thème, couleur ou format ! C’est le cas de Artmajeur, Kazoart (sur sélection) ou Saatchi Art.
  • Les sites anglophones : pour toucher un plus vaste public. Artfinder, par exemple.
  • Le market place : plus adapté à des œuvres « décoratives » parce que toutes sortes de produits y sont commercialisées (des vêtements aux accessoires de mode…) Etsy en est l’exemple type.
  • e-Bay : très facile mais à éviter si l’on veut donner une dimension professionnelle à son travail.

Valérie Auriel propose aussi une intéressante étude comparative de ces sites de vente d’art en lignes.

Evidemment, tout cela est bien beau mais il faut avoir de quoi vendre ! Alors… A nos pinceaux !

 

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